Les garages de la place du champ de foire
Sur le plan de foire, à proximité de la route de Châtillon des artisans avaient construit trois grands garages. Ils possédaient une forte charpente en bois et des murs en brique, en bois ou en tôle. La commune percevait une modeste location et la condition commune à tous ces baux précaires, était qu’ils soient démontables pour que les emplacements puissent être rendus à la commune.
Antonin Pinel, distillateur, a construit le plus proche de la route, à côté de la mare de Léon Dumont en 1946. Sa surface est de 90 m². En 1948, il est loué à la CUMA de Cressanges. Il abritait le matériel acheté en commun par des agriculteurs. Il a dû être détruit en 2006 de même qu’un noyer cinquantenaire, pour faciliter la circulation des véhicules du SICTOM autour du point tri situé à l’arrière,
Le deuxième de 100 m², construit en 1928 par Virgile Régerat, ferblantier, servait de dépôt de marchandises. Louis Lacarin l’achète en 1966. En 1983, Fernand Bourdier en devient propriétaire. Il vient d’être démonté.
Le troisième construit en 1929, d’une surface de 130 m² est resté sur trois générations la propriété de la famille de Gabriel Breduge, charron. Ayant vendu de son vivant son fonds de charronnage à Edmond Désamais, celui-ci en devient locataire en 1950. Lucienne Aujames, petite fille de Gabriel Breduge en fit don à la commune en 1994. C’est le principal garage communal. Il sera lui aussi, prochainement abattu.
C’est toute une vie artisanale et commerçante qui a maintenant disparu autour de cette place. Le dernier artisan, Guy Civade, ferronnier a cessé son activité depuis quinze ans et la coopérative agricole a vendu ses bâtiments pour s’installer dans la zone d’activités. Le marché du mardi matin n’existe plus depuis plusieurs années déjà.
Dans le cadre de l’aménagement de l’ancien plan de foire, la municipalité a décidé de récupérer cet espace pour laisser la place à un nouveau cadre de vie : borne pour camping cars, aire de pique-nique, parking et espaces verts.